Henri-Gustave Joly de Lotbinière: un politicien atypique

Malgré une vie publique s’étalant de 1861 à 1906, Henri-Gustave Joly de Lotbinière demeure peu connu. Il devient premier ministre du Québec à la suite du «coup d’État» du 2 mars 1878. Voilà ce qu’on retient généralement de cet homme politique. Joly a occupé les fonctions de député de Lotbinière pendant 24 ans, de chef de l’opposition libérale à Québec et de premier ministre. Dans la soixantaine, il revient à la politique active comme ministre dans le cabinet Laurier et lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique.

Né et éduqué en France, protestant, son profil social et personnel est atypique. Sa religion attirera sur lui comme sur son parti les attaques du clergé. Par ailleurs, son refus de se plier aux mœurs politiques de l’époque et une attitude peu combative lui vaudront l’inimitié de plusieurs libéraux, même si on lui reconnaît largement son sens du bien commun et sa probité. Par ses interventions, ses écrits et l’exemple sur ses propres terres, il milite en faveur d’une exploitation rationnelle de la forêt et de sa conservation.


Henri-Gustave Joly de Lotbinière occupe une place particulière dans l’histoire du Québec et du Canada. Député de Lotbinière pendant 24 ans, premier chef du Parti libéral du Québec et chef de l’opposition, il devient brièvement premier ministre du Québec à la suite de ce que certains appellent «le coup d’État du 2 mars 1878». Sa carrière politique ne s’arrête pas là : il est nommé ministre dans le cabinet de Wilfrid Laurier et finit sa carrière comme lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique.

Né et éduqué en France, de religion protestante, il offre un profil qui le distingue des politiciens de son époque. Ses adversaires ne cesseront de mettre en doute sa légitimité à représenter les Canadiens français catholiques, et le clergé ne manquera pas une occasion de s’opposer à cet improbable homme politique.

Henri-Gustave Joly de Lotbinière est aussi un pionnier et un spécialiste de la conservation de la forêt au Canada. Mariant son amour pour la nature et sa curiosité pour les sciences naturelles à ses intérêts personnels, il a laissé son empreinte économique comme seigneur de Lotbinière et exploitant d’une entreprise forestière.

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